Poêmes et nouvelles

La tortoche et la giblotte (En argot)

C’est pas tout d’se grouiller les mectons, faut prendre un bat de départ.

Comme jactait la tortoche au giblotte, l’air pénard.

C’le jure une tune tout sec que j’te gratte au poteau.

Malgré mes p’tits panards et toi, tes grands pineraux.

La du le fait la tortoche. Tiens ! J’te joue l’apero!

Tout le trèfle se rend chez le boch. On demande à parier.

La tortoche 20 contre 1, c’est une vache de tournée.

L’hangourou qui s’marrait dit : « moi, j’fais le starter ! « ,

File dans sa fouille et tire un revolver.

Attention les mectons ! Tout gamberge ! Pan ! Et les v’la partis.

Ou plutôt la tortoche , paré qu’le giblotte se dit

Mon pote je suis pas lardé, y’a l’bourguignon qui tape j’partirai à la fraîcheur.

En mettant le grand dugnet, j’ai le temps de griller une sèche.

Il s’imagine pas, cherche ses poux, glisse sur du molesquine.

Pique un p’tit roupillon, et la tortoche se débine.

Pendant qu’il ronflotait, la tortoche sans foulures

Avoine prés du poteau et l’bat d’une  encolure.

Alou p’tite tête d’anchois qu’elle lui fait, tu gamberges

Je t’ai vraiment possédé malgré mes 50 berges !

Encore t’es lustré, t’as courue en maillot.

Rends toi compte que muzique, j’ai ma piole sur mon dos.

 

 

Le Corbeau et le Renard ( En Argot)

Un pignouf de corbac sur un arbre flanqué

L’envoyait par le bid un coulant baraqué

Renard qui était merle, vint lui tenir la pactance

N’ayant dans le cornet qu’un cent d’clous pour bectance

« Salut beau canari ! Nou, mais; ce que tu dégotes !

Tu la fous vrai de vrai comme un mec de la haute

Si tu passes ta gueulante aussi bien qu’t’es fringué,

C’es le mecton à la r’dresse, le costaud du quartier

A ces mots, le corbac qui n’était as mariolle

T’lui balança le frometon par la fiole

« Fin voyé, c’est paré » s’écria le renard

Ca t’la coupe bien mon pote! Ne t’crois pas si jolard,

Et méfie toi des mecs qui t’la font à l’estoc

Et t’envoient par la poire des bobards à la gomme.

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